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Le cycle menstruel représente-il un facteur de risque pour les performances sportives ?



Le cycle menstruel peut influencer de manière variable les performances sportives en raison des fluctuations hormonales qui surviennent à différentes phases du cycle. Chaque femme est unique, vivant son cycle menstruel de manière singulière. Les réponses individuelles varient, et bien que certaines femmes ne ressentent pas d'impact significatif sur leurs performances, pour beaucoup, les hormones jouent un rôle important dans leur quotidien.

 

Lors d'une activité sportive, le corps mobilise plusieurs systèmes et organes pour répondre aux exigences physiques de l'exercice. Le système hormonal, crucial dans les capacités sportives des femmes, subit des fluctuations tout au long du cycle menstruel, impactant des aspects physiologiques tels que la force musculaire, la thermorégulation, la récupération, et la prédisposition aux blessures (Labelle 2023).

 

Chez la femme, les hormones sexuelles, œstrogènes et progestérone, agissent de concert pour coordonner la fonction ovarienne. Les œstrogènes, favorables au développement musculaire et ayant une influence positive sur le système nerveux en favorisant l'excitation, nécessitent cependant une vigilance quant aux risques de blessures autour de l’ovulation, en raison de leur impact sur la mécanique et l’équilibre. La testostérone influence également les performances sportives tout au long de la phase folliculaire. Quant à la progestérone, elle semble avoir des effets anti-œstrogéniques, inhibant l'excitabilité corticale[1]. La relaxine, une hormone sécrétée par le corps jaune, tend à accroître la souplesse musculaire, justifiant une vigilance accrue aux risques de blessures en phase lutéale. En somme, selon la phase du cycle, il est possible d'adapter ses efforts et ses entraînements, sachant que le cycle menstruel peut être associé à des symptômes périodiques impactant la performance sportive, tels que l'irritabilité, la fatigue, une qualité de sommeil altérée, et des crampes menstruelles.

 

Vous l’aurez compris, en phase lutéale, surtout en pré-menstruelle et pendant les règles, le métabolisme est au plus bas, favorisant ainsi un entraînement de basse intensité. En revanche, en milieu de phase folliculaire et autour de l'ovulation, le métabolisme est au maximum, justifiant un entraînement de haute intensité !

 

Bien entendu, la phytothérapie peut être un soutien précieux pour rééquilibrer les hormones si besoin, favoriser un sommeil réparateur, apaiser les tensions intérieures, soulager les crampes menstruelles, et soutenir le système cardio-vasculaire, osseux, musculaire, lymphatique, etc. Comprendre la physiologie du cycle menstruel et son interaction avec l'effort est essentiel pour optimiser l'entraînement, améliorer la performance (un grand merci à nos coachs !), et favoriser la santé globale. N'oublions pas une alimentation saine et une bonne hydratation !

 

Quelques plantes utiles : Gattilier, Gaillet, Alchémille, Ashwagandha, Achillée, Reine des près…

Pour plus d'informations, vous pouvez me contacter ou explorer les accompagnements en naturopathie, la formation en Gestion naturelle de la fertilité, ou le module « Cycle menstruel » sur https://jessicaspina.podia.com/ 


[1] Smith MJ, Adams LF, Schmidt PJ, Rubinow DR, Wassermann EM. Effects of ovarian hormones on

human cortical excitability. Ann Neurol 2002;51:599–603

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